ERP (enterprise resource planning) : définition, modules et prix des logiciels en 2026
Ce qu’est un ERP, ou PGI, ce qu’il contient, ce qui le distingue d’un logiciel de gestion ou d’un CRM, et ce que coûtent neuf logiciels présents en France.
Réponse rapide
Un ERP (enterprise resource planning), ou PGI en français, est un logiciel qui gère toute l’entreprise sur une seule base de données. Comptabilité, achats, ventes, stocks, production et paie y partagent les mêmes informations, sans ressaisie. Parmi les prix relevés le 05/10/2026, le moins élevé était celui de Dolibarr hébergé chez DoliCloud : 14 € HT par utilisateur et par mois.
Ce que cette page a vérifié, et ce qu’elle n’a pas vérifié
Cette page est un guide de définition, pas un comparatif. Je n’ai ouvert de compte chez aucun des neuf éditeurs cités : vous ne trouverez ici ni note, ni classement, et les logiciels sont présentés par ordre alphabétique.
Ce qui est vérifié : la définition, d’après France Num, Wikipédia et les pages des éditeurs consultées les 04/10/2026 et 05/10/2026. Les prix publiés ont été relevés le 05/10/2026 sur le site de chaque éditeur. Ce qui ne l’est pas : la qualité des logiciels, la durée réelle d’un projet et les tarifs sur devis. Je me suis limitée aux pages publiques.
Qu’est-ce qu’un ERP (enterprise resource planning) ?
ERP est le sigle de l’anglais enterprise resource planning, « planification des ressources de l’entreprise ». Le terme français est PGI, pour progiciel de gestion intégré, et les deux sigles désignent le même logiciel. France Num est le portail de l’État pour la transformation numérique des TPE et des PME. Il le définit en une phrase : un ERP « a pour vocation de couvrir l’ensemble des services d’une entreprise ».
Les définitions publiées par SAP, Oracle et Microsoft disent la même chose avec d’autres mots, et ajoutent souvent la production et la chaîne logistique.
Deux principes : des modules et une seule base de données
Wikipédia résume le principe d’un PGI en deux points. Les applications sont construites en modules indépendants mais compatibles entre eux. Et elles partagent « une base de données unique et commune ». C’est ce partage qui sépare un ERP d’une suite de logiciels achetés chacun de leur côté.
Prenez une commande client. Le devis accepté devient une commande, la commande réserve le stock, l’expédition déclenche la facture et la facture arrive en comptabilité. Dans un ERP, chaque étape reprend les données de la précédente. Avec des outils séparés, quelqu’un les ressaisit ou les importe, et c’est là que naissent les écarts.
D’où vient le terme
Le principe vient de l’industrie. Dans les années 1960 et 1970, les méthodes MRP calculaient les besoins en matières pour planifier la production. Selon Oracle, des analystes ont donné en 1990 le nom d’ERP à leur extension vers la finance, la relation client et les ressources humaines. Wikipédia situe ce passage « à partir de 1990 environ ».
Vous cherchiez un autre ERP ? Dans le bâtiment et la sécurité incendie, ERP veut dire établissement recevant du public, comme une mairie, un commerce ou une école. Service Public le présente dans sa fiche Qu’est-ce qu’un établissement recevant du public (ERP) ?
Ce que contient un ERP : les modules
Les éditeurs vendent leur ERP par modules, que vous activez selon vos besoins. Les noms changent d’un logiciel à l’autre, mais le socle reste le même.
- Finance et comptabilité : comptabilité générale et analytique, facturation, suivi des paiements et, selon Wikipédia, plusieurs devises et plusieurs plans de comptes.
- Achats : fournisseurs, budgets d’achat, commandes et réapprovisionnements.
- Ventes et relation client : devis, prise de commande, historique des clients. C’est la partie CRM de l’ERP.
- Stocks et logistique : entrées et sorties, entrepôts, traçabilité des produits.
- Production : planification, ordonnancement, suivi de fabrication, sous-traitance et qualité.
- Ressources humaines et paie : paie, heures supplémentaires, prélèvement à la source, notes de frais.
Le centre de gravité dépend du métier. Dans un ERP industriel, Wikipédia place au cœur un module de type GPAO ou MRP, qui pilote la production. Dans une société de services, ce sont plutôt les projets, les feuilles de temps et les interventions sur le terrain. Divalto, par exemple, vend un ERP distinct pour le négoce, pour le service terrain et pour l’industrie.
ERP, logiciel de gestion ou CRM : quelle différence ?
Les trois mots se croisent dans les comparatifs, et les éditeurs entretiennent parfois le flou. La différence tient au périmètre et à la base de données.
| Logiciel de gestion | CRM | ERP | |
|---|---|---|---|
| Ce qu’il gère | Devis, factures, encaissements, parfois le stock et la comptabilité | Prospects, clients, opportunités et suivi commercial | Toutes les fonctions : finance, achats, ventes, stock, production, RH |
| Données | Sa propre base, reliée aux autres outils par import ou connecteur | Sa propre base, à relier à la facturation et à la comptabilité | Une seule base, partagée par tous les modules |
| Pour qui | Indépendant, TPE | Équipe commerciale | PME et ETI avec plusieurs services, TPE en version allégée |
| Mise en place | Inscription en ligne, prise en main seul | Paramétrage du cycle de vente | Un projet : paramétrage, reprise des données, formation, souvent avec un intégrateur |
La frontière bouge. France Num range le CRM parmi les fonctions d’un ERP, et certains logiciels de gestion pour TPE couvrent déjà la facturation, le stock et la comptabilité. Si vous cherchez d’abord un outil pour vos devis et vos factures, commencez par les logiciels de gestion pour TPE et PME. Le cas du CRM est détaillé dans ERP et CRM, la différence.
ERP en cloud (SaaS) ou installé sur site
France Num distingue deux modes d’hébergement. Sur site, le logiciel tourne sur votre serveur : les données restent chez vous, mais vous installez les mises à jour et l’accès à distance devient compliqué. En SaaS, l’ERP s’ouvre dans un navigateur et reste à jour, en échange d’un abonnement mensuel ou annuel.
L’offre a basculé vers le cloud. Cegid et Divalto présentent des gammes « 100 % cloud », Sage X3 est « disponible en SaaS ». Odoo, Axelor et Dolibarr proposent les deux modes. Pour le RGPD, France Num conseille de privilégier un éditeur qui héberge vos données dans l’Union européenne, ce que vous pouvez demander avant de signer.
ERP et facture électronique
Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA en France doit pouvoir recevoir des factures électroniques par une plateforme agréée. Si votre ERP émet vos factures, demandez-lui s’il est plateforme agréée ou raccordé à l’une d’elles. Cegid et Axelor l’annoncent sur leurs pages, DoliCloud affiche « Facturation électronique incluse ».
Les obligations et les dates sont expliquées dans la facture électronique en 2026.
ERP open source : gratuit, mais pas sans coût
Un ERP open source publie son code, que chacun peut installer et modifier. France Num les dit « généralement gratuits », avec trois limites. La version communautaire est parfois bridée, le support technique n’est pas inclus par défaut, et il faut des compétences pour installer et paramétrer le logiciel. Trois noms reviennent dans sa liste et dans les recherches des lecteurs.
Axelor publie une version Community à 0 €, sous licence AGPL, que vous installez, hébergez et administrez vous-même. La formule Pro ajoute la licence commerciale, tous les modules, les mises à jour et le support. Elle coûte 35 € par utilisateur et par mois en paiement annuel, à partir de 10 utilisateurs. La page ne dit pas si ce prix est HT ou TTC.
Dolibarr est un logiciel libre porté par l’association Dolibarr, créée en 2009. Vous le téléchargez gratuitement, et la dernière version affichée le 04/10/2026 était la 24.0.1. Si vous ne voulez pas l’héberger, des prestataires le font pour vous. DoliCloud, présenté comme partenaire officiel, facture la formule Basic 14 € HT par utilisateur et par mois, avec des serveurs en France et un essai gratuit de 30 jours.
Odoo se décline en Odoo Community, open source, et Odoo Enterprise, sous licence. France Num rappelle qu’il s’appelait autrefois OpenERP et Tiny ERP, d’où les recherches sur Open ERP. Le panorama des logiciels libres est dans les ERP open source.
Combien coûte un ERP ?
Le prix d’un ERP se compte presque toujours par utilisateur et par mois. Sur les neuf éditeurs de cette page, quatre affichaient un tarif le 05/10/2026 et quatre vendaient sur devis ou après une démonstration. Pour Odoo, la page de tarifs adapte la devise au pays de connexion et ne m’a pas affiché de prix en euros : je ne reprends donc aucun montant.
| Logiciel et formule | Prix affiché | HT ou TTC | Conditions | Pour 10 utilisateurs, sur un an |
|---|---|---|---|---|
| Axelor Pro | 35 € par utilisateur et par mois en paiement annuel, 40 € en mensuel | Non précisé | 10 utilisateurs minimum | 4 200 €, HT ou TTC non précisé |
| Dolibarr chez DoliCloud, Basic | 14 € HT par utilisateur et par mois | HT | Sans engagement, essai gratuit de 30 jours | 1 680 € HT |
| Divalto business | À partir de 70 € par utilisateur et par mois | Non précisé | Tarif au 01/01/2026, abonnement à la plateforme et options en sus | 8 400 €, hors plateforme et options |
| Microsoft Dynamics 365 Business Central Essentials | 69,30 € HT par utilisateur et par mois | HT | Paiement annuel, essai gratuit de 30 jours | 8 316 € HT |
La dernière colonne est un simple calcul : prix affiché × 10 utilisateurs × 12 mois, licences seules. Business Central coûte 69,30 € HT par utilisateur et par mois en formule Essentials, payée à l’année. La licence Team Members, à 6,90 € HT, ne donne qu’un accès limité : lecture, approbations et mises à jour simples.
Microsoft précise sous ses prix qu’ils sont donnés « à des fins d’information » et que le prix réel s’affiche au moment du paiement. Divalto, de son côté, ajoute à son prix par utilisateur un abonnement à la plateforme et des options, dont le montant n’est pas publié.
Le prix des licences n’est pas le coût du projet
France Num rappelle que l’adaptation d’un ERP à vos processus prend du temps et a un coût. Les formules « tout compris » peuvent cacher des frais de formation, de maintenance ou de montée de version. Lisez le contrat et les conditions générales avant de signer.
Divalto donne un ordre de grandeur sur sa page ERP : un logiciel comme divalto infinity coûte en moyenne 1 000 € par utilisateur et par an. Le montant varie selon le mode d’acquisition, la gamme, les fonctions et le nombre d’utilisateurs. C’est une moyenne d’éditeur, sans précision HT ou TTC, pas une étude. Je n’ai trouvé aucune autre estimation sourcée du coût d’un projet.
Et la durée du projet ?
Aucune des sources consultées ne donne de durée type, et je ne reprends pas les moyennes qui circulent sans source. Wikipédia décrit les étapes : recueil des besoins, conception, paramétrage et développements spécifiques, tests, recette, démarrage, puis support. Elle ajoute que le délai est « souvent sous-estimé ».
France Num conseille de lister vos processus avant de choisir, de désigner une ou deux personnes référentes et de former les équipes par métier. Elle recommande fortement de vous faire accompagner, du paramétrage à la mise en production.
Exemples d’ERP en France : neuf éditeurs
Ordre alphabétique, sans note. « Pour qui » reprend la cible annoncée par l’éditeur sur les pages consultées. France Num rappelle que les grands comptes se sont équipés dès les années 1990 chez SAP ou Oracle. Pour ces deux éditeurs, le tableau retient SAP Business One et Oracle NetSuite.
| Logiciel | Pour qui, selon l’éditeur | Mode | Prix public | Testé ? |
|---|---|---|---|---|
| Axelor | PME (Pro), PME d’envergure, ETI et grands groupes (Enterprise) | Open source, en SaaS, en cloud privé ou sur site | Oui, de 0 € (Community) à 55 € par utilisateur et par mois (Enterprise, en annuel) | Pas encore |
| Cegid XRP Flex et XRP Ultimate | PME en croissance (Flex), ETI et grandes organisations (Ultimate) | 100 % cloud | Non, démonstration sur demande | Pas encore |
| Divalto business, field service, industry | PME et ETI, par métier (négoce, service terrain, industrie) | 100 % cloud | Oui, à partir de 70 €, 75 € et 80 € par utilisateur et par mois, HT ou TTC non précisé | Pas encore |
| Dolibarr | Auto-entrepreneurs, TPE et PME, selon DoliCloud | Logiciel libre, sur site ou en cloud chez un hébergeur | Logiciel gratuit, hébergement DoliCloud dès 14 € HT par utilisateur et par mois | Pas encore |
| Microsoft Dynamics 365 Business Central | Non précisé sur la page de tarifs | Cloud | Oui, de 6,90 € HT (Team Members) à 95,30 € HT par utilisateur et par mois (Premium) | Pas encore |
| Odoo | Non précisé | Open source (Community) ou sous licence (Enterprise), en ligne ou sur site | Une application gratuite, montant en euros des formules non relevé | Pas encore |
| Oracle NetSuite | Non précisé sur les pages consultées | Cloud | Non, démonstration sur demande | Pas encore |
| Sage X3 | PME et ETI en croissance | SaaS | Non, démonstration sur demande | Pas encore |
| SAP Business One | Petites entreprises | Non précisé sur la page | Non, devis sur demande | Pas encore |
Deux éditeurs français, Cegid et Divalto, figurent dans la liste indicative de France Num pour les TPE et les PME, à côté des ERP open source. Les avis détaillés arriveront avec les tests, à commencer par Sage et Odoo.
Comment choisir un ERP
Le critère principal, pour France Num, est la couverture fonctionnelle : listez ce que l’ERP doit absolument faire, puis classez ces besoins. Viennent ensuite quatre questions à poser à chaque éditeur.
- Communique-t-il avec vos outils actuels ? Votre logiciel de comptabilité ou votre site marchand doivent pouvoir s’y connecter, par API ou connecteur.
- Pouvez-vous l’essayer ? Business Central et DoliCloud affichaient un essai gratuit de 30 jours, Odoo un bouton « Essai gratuit » sans durée, la plupart des autres une démonstration.
- Où sont hébergées les données, et le support répond-il en français ? France Num cite ces deux points parmi ses critères.
- Que coûte la totalité du projet ? Licences, paramétrage, formation, maintenance et montée de version, par écrit.
Pour une PME, la sélection détaillée se trouve dans l’ERP pour PME.
Questions fréquentes
Que veut dire ERP ?
ERP est le sigle d’enterprise resource planning, en français « planification des ressources de l’entreprise ». Le terme désigne un logiciel qui gère toutes les fonctions de l’entreprise sur une base de données commune. En gestion d’entreprise, son équivalent français est PGI, progiciel de gestion intégré. Attention à l’homonyme : dans le bâtiment, un ERP est un établissement recevant du public.
ERP et PGI, est-ce la même chose ?
Oui. PGI, pour progiciel de gestion intégré, est le nom français de l’ERP. Wikipédia les traite dans le même article, et France Num emploie les deux sigles dans sa définition. Les éditeurs français écrivent surtout ERP, et Cegid utilise les deux sur sa page de présentation.
Un ERP est-il utile pour une TPE ?
Pas toujours. France Num cite des ERP « légers » pensés pour les TPE et vendus en abonnement. Mais sans stock ni production, un logiciel de gestion qui fait devis, factures et comptabilité suffit souvent. L’ERP devient intéressant quand plusieurs personnes ressaisissent les mêmes données dans des outils qui ne communiquent pas.
Existe-t-il un ERP gratuit ?
Oui, en open source, à condition de l’installer et de l’administrer vous-même. Axelor affiche sa version Community à 0 €, Dolibarr se télécharge gratuitement et Odoo publie une édition Community open source. Odoo propose aussi en ligne une seule application gratuite, avec des utilisateurs illimités. Le support, l’hébergement et le paramétrage restent à votre charge.
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Le 04/10/2026, j’ai lu le dossier ERP de France Num, l’article « Progiciel de gestion intégré » de Wikipédia et les pages de définition de SAP, d’Oracle et de Microsoft. J’ai consulté les pages de produits et de tarifs des neuf éditeurs les 04/10/2026 et 05/10/2026, et vérifié les prix publiés le 05/10/2026. Aucun compte n’a été ouvert. Les captures sont celles des sites cités, et les notes suivront l’échelle publiée dans notre méthodologie.