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Freebe : avis, prix et fonctionnalités en 2026

Publié le · Mis à jour le

Arina Nikoliykina, Fondatrice et rédactrice de BienTesté

Arina Nikoliykina

Fondatrice et rédactrice

Fondatrice et rédactrice de BienTesté, je teste les outils moi-même, sur mon propre compte, et j'écris ce que j'ai vérifié comme ce que je n'ai pas pu vérifier. Vous avez repéré une erreur ? Écrivez-moi et je la corrige.

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Avant tout le reste, un aveu : je n’ai pas réussi à ouvrir de compte Freebe. Le 04/10/2026, le formulaire d’inscription a accepté mes informations, puis m’a demandé un code envoyé par e-mail qui n’est jamais arrivé. Et même avec ce code, je me serais arrêtée à l’étape suivante : Freebe exige le SIRET d’une entreprise française en activité, et je n’emprunte pas celui d’une autre.

Vous lisez donc un dossier, pas un test : aucune mention « Testé le », et une note provisoire. J’y ai réuni ce qu’un lecteur peut vérifier de l’extérieur : les prix pour les quatre statuts, les conditions de paiement et de résiliation, l’endroit où dorment vos données, le statut de Freebe dans la réforme. S’y ajoutent les avis de ses clients sur Trustpilot et Capterra, et les tests publiés par d’autres sites.

Comment nous notons

Chaque outil de ce site est noté sur six critères, avec des poids fixes expliqués dans la méthodologie. Freebe obtient 6,1 sur 10, une note provisoire. Trois critères se mesurent d’habitude dans le produit. Ici, le français est jugé sur le site et les documents. La facilité d’utilisation part de la note des utilisateurs de Capterra, et les fonctionnalités ne comptent que ce que l’éditeur documente. Je recalculerai la note quand j’aurai accès à l’application.

Note provisoire de Freebe, critère par critère
CritèrePoidsNotePourquoi
Qualité en français 30 % 7 Le site, le formulaire d’inscription, les conditions générales et le guide de la facturation électronique sont écrits en français naturel, au tutoiement, et les tests publiés louent la clarté de l’interface. Sans compte, ce critère ne dépasse pas « Bien ».
Prix et offre gratuite 20 % 5,5 Pas de formule gratuite : un essai de 30 jours sans carte bancaire, puis une formule unique dont le prix dépend du statut : de 15 € à 54 € TTC au mois, moins en paiement annuel. Bon marché pour une micro-entreprise, cher pour une société. Capterra : 4,4/5 pour le rapport qualité-prix.
Fonctionnalités 20 % 4 4 points sur 10 de notre liste, d’après ce que documente l’éditeur. Manquent les relances, la lecture des justificatifs, les notes de frais, la TVA, l’accès de l’expert-comptable et l’application mobile. Capterra : 4,3/5 pour les fonctionnalités.
Facilité d’utilisation 15 % 8 Capterra : 4,5/5, soit 9 sur 10, sur 10 avis seulement. J’enlève un point : pas de recherche globale ni d’application mobile, et un test publié relève des trous de numérotation quand on crée des brouillons.
Confiance 10 % 6 SAS bretonne identifiée, numéro de TVA publié, données dans l’Union européenne. Mais Trustpilot compte 28 avis à 4,6/5, sans réponse de l’éditeur, quand la page des tarifs affiche « 4,9/5 · +500 avis ». Application arrêtée en 2023, plaintes de 2024 sur la numérotation.
Localisation France 5 % 5,7 Prix en euros affichés TTC, carte, SEPA, Apple Pay et Google Pay d’après les CGV, hébergement en France et dans l’UE, français natif. La facture de l’abonnement, l’interface et le support restent à constater.

Les plus et les moins

Les plus

  • Un essai de 30 jours sans carte bancaire, avec toutes les fonctionnalités, d’après la page des tarifs et les CGV.
  • Une seule formule, sans palier : le prix change avec le statut juridique, pas avec les fonctions débloquées.
  • Un prix bas pour une micro-entreprise : 15 € TTC au mois, 150 € TTC pour un an payé d’avance.
  • La déclaration de chiffre d’affaires à l’Urssaf depuis l’outil, avec un mandat, et le livre des recettes généré automatiquement.
  • Des données en France et dans l’Union européenne, chez Scaleway et Amazon Web Services, d’après les mentions légales.
  • Plusieurs moyens de payer l’abonnement : carte, prélèvement SEPA, Apple Pay, Google Pay, selon les CGV.

Les moins

  • Pas de compte sans SIRET actif : impossible d’essayer pendant l’immatriculation, impossible hors de France.
  • Pas de plateforme agréée en propre : Freebe passe par une plateforme partenaire, SuperPDP, nommée seulement sur son blog.
  • Plus d’application mobile depuis 2023, alors qu’une page du site la présente encore avec des liens vers les stores.
  • Une société paie 54 € TTC par mois, pour un outil qui se présente comme « ta facturation et ta précompta », sans comptabilité complète.
  • Des notes affichées plus hautes que celles des plateformes : « 4,9/5 · +500 avis » sur la page des tarifs, 4,6/5 sur 28 avis Trustpilot le même jour.
  • Des avis négatifs détaillés, datés de 2024, sur la numérotation des factures, la synchronisation bancaire et la déclaration Urssaf.

Qu’est-ce que Freebe ?

Freebe est un outil de gestion pour indépendants, édité depuis 2018 par Freebe.me, SAS, une société installée à Combourg (Ille-et-Vilaine). Il part de la facturation : devis, factures, acomptes, avoirs, catalogue de prestations. Il y ajoute ce dont un micro-entrepreneur a besoin autour : le suivi des encaissements par synchronisation bancaire, le livre des recettes et le registre des achats, la déclaration de chiffre d’affaires à l’Urssaf, le suivi des plafonds de la micro-entreprise et de la TVA.

Deux fonctions sortent du lot des logiciels de facturation : un suivi du temps, avec chronomètre et refacturation des heures, et un lien de paiement par carte ou par virement sur les factures. Freebe dit ne prendre aucune commission sur ces paiements ; la page ne détaille pas les frais du prestataire.

Longtemps réservé aux micro-entreprises, l’outil accepte les EI, les SAS, SASU, SARL et EURL « depuis octobre 2024 », selon la FAQ des tarifs, ainsi que les GIE et les artistes-auteurs. Le site parle à son lecteur au tutoiement, et l’éditeur résume lui-même l’offre en une ligne : « Ta facturation et ta précompta, sans prise de tête. »

Le prix pour une micro-entreprise en paiement annuel, et la note que Freebe affiche sous le bouton. Page de l’éditeur. Page de l'éditeur, capture réalisée le 04/10/2026.

Mon inscription : un formulaire, puis un code qui n’arrive pas

L’inscription tient sur un écran : prénom, nom, adresse e-mail, un mot de passe de douze caractères au moins, saisi deux fois, et la case des conditions générales. Pas de carte bancaire, pas de numéro de téléphone. Lors d’une première tentative, le même jour, une vérification anti-robot avait arrêté le formulaire. Le 04/10/2026 au soir, elle ne s’est pas affichée, et le formulaire est passé à l’écran suivant : « Indique le code reçu par email ».

Ce code n’est jamais arrivé, ni dans la boîte de réception ni dans les indésirables, pendant une vingtaine de minutes. Le bouton « Renvoyer le code par email » a répondu « Il y a eu une erreur », et la page de connexion a refusé ces identifiants. Je ne sais pas si le problème vient de Freebe ou de ma messagerie ; je constate seulement que je ne suis pas entrée.

Dans le cadre, le renvoi du code et le message d’erreur. C’est ici que mon inscription s’est arrêtée. L’adresse e-mail est floutée. Capture réalisée le 04/10/2026.

Ce blocage compte moins qu’il n’y paraît, parce que l’étape suivante m’aurait arrêtée de toute façon. Les conditions générales le disent sans détour : « L’ajout d’une entreprise nécessite un numéro de SIRET valide, vérifié via l’API SIREN. » Et les conditions de vente précisent que l’essai « débute à la date effective d’ajout de l’Entreprise ». Sans SIRET, pas d’entreprise, donc pas d’essai et pas d’application.

Dans le cadre, la condition du SIRET et la fin de l’application mobile, dans les mots de l’éditeur. Page de l’éditeur. Page de l'éditeur, capture réalisée le 04/10/2026.

En clair : Freebe ne s’ouvre qu’aux entreprises françaises déjà immatriculées, comme Pennylane. Si vous attendez votre numéro de SIRET, ou si votre entreprise est en Belgique, en Suisse, au Québec ou au Maroc, la réponse est nette : vous ne pourrez pas l’essayer.

Voir le site de Freebe

La formule, en bref

Freebe vend une seule formule, avec « 100 % des fonctionnalités, quel que soit ton statut ». Le prix dépend de deux choix : votre statut juridique et la période de paiement, au mois, au trimestre ou à l’année. Voici les prix affichés le 04/10/2026, au mois :

  • Micro-entreprise, 15 € TTC ; 40 € TTC par trimestre, 150 € TTC par an, soit 12,50 € par mois.
  • GIE, 20 € TTC ; 50 € TTC par trimestre, 180 € TTC par an.
  • EI, 30 € TTC, soit 25 € HT ; 84 € TTC par trimestre, 300 € TTC par an (250 € HT).
  • SAS, SASU, SARL ou EURL, 54 € TTC, soit 45 € HT ; 144 € TTC par trimestre, 540 € TTC par an (450 € HT).

Le paiement annuel fait économiser un peu moins d’un cinquième du prix mensuel : la page affiche « -17 % ». Les CGV mentionnent aussi des abonnements de deux et trois ans, absents de la page des tarifs ce jour-là et « en aucun cas remboursables ». Prix vérifiés le 04/10/2026 sur le site de Freebe.

Le prix pour une société en paiement annuel, en TTC puis en HT. Dans le cadre, les trois lignes de prix. Page de l’éditeur. Page de l'éditeur, capture réalisée le 04/10/2026.

Fonctionnalités : ce que l’éditeur annonce

Pour les logiciels de facturation, la méthodologie fixe dix fonctions à vérifier. Sans compte, un point ne compte que si Freebe le documente (page des tarifs, page des fonctionnalités, guide et blog de la facturation électronique) et qu’aucune source lue ne le contredit. Freebe en coche 4 sur 10 :

  • Oui · Devis et factures, devis transformé en facture : annoncé par l’éditeur ; un test publié note des trous de numérotation quand on crée des brouillons.
  • Oui · Facturation électronique par une plateforme agréée : par la plateforme partenaire SuperPDP, nommée sur le blog de Freebe le 16/09/2026 ; Freebe n’est pas lui-même plateforme agréée.
  • Oui · Factures récurrentes, acomptes et avoirs : dans la liste des fonctionnalités.
  • Non · Relances automatiques des impayés : non annoncées.
  • Oui · Synchronisation bancaire et rapprochement : « 450+ banques », par Bridge, d’après l’éditeur.
  • Non · Lecture automatique des justificatifs : non annoncée.
  • Non · Notes de frais et indemnités kilométriques : non annoncées.
  • Non · Déclaration de TVA depuis l’outil : non annoncée ; seule la déclaration de chiffre d’affaires à l’Urssaf l’est.
  • Non · Accès pour l’expert-comptable et export FEC : un export comptable est annoncé, mais ni accès dédié ni FEC.
  • Non · Application mobile iOS et Android : arrêtée depuis 2023 d’après l’éditeur.

Deux choses ressortent de cette lecture. La première : Freebe couvre bien le quotidien d’un micro-entrepreneur qui facture, encaisse et déclare son chiffre d’affaires. La seconde : tout ce qui ressemble à de la comptabilité, comme les relances, les notes de frais, la TVA à déclarer ou l’accès d’un expert-comptable, n’est pas annoncé. Pour une société à l’impôt sur les sociétés, c’est un outil de facturation, pas un logiciel comptable.

En France : prix, paiement, facture, français et données

Tous les outils de ce site passent par les sept mêmes questions, celles qui comptent pour un indépendant installé en France. Sans compte Freebe, mes réponses s’appuient sur ses conditions, ses mentions légales et les listes publiées par l’administration ; ce qui n’a pas pu être vu est signalé comme tel.

Prix réel en euros (HT et TTC)

Freebe affiche ses prix en euros et toutes taxes comprises. Ses CGV posent la règle inverse, des prix « hors taxes (HT), sauf mention contraire (indiqués TTC) », et la page des tarifs fait justement cette mention : « Facturé … € TTC ». Pour une EI ou une société, la ligne suivante donne le HT : 25 € HT par mois pour une EI, 45 € HT pour une société.

Pour une micro-entreprise, aucun montant HT n’est affiché. Avec une TVA à 20 %, les 15 € TTC mensuels correspondent à 12,50 € HT, et les 150 € TTC annuels à 125 € HT : c’est notre calcul, pas celui de Freebe. En franchise en base, la TVA payée ne se déduit pas : c’est donc le TTC qui sort de votre poche. Pour votre cas précis, un expert-comptable tranchera. Prix vérifiés le 04/10/2026 sur le site de Freebe.

Quels moyens de paiement (CB, SEPA, PayPal) ?

D’après l’article 4.2 des CGV, l’abonnement se paie d’avance par Stripe, avec la carte bancaire, Revolut, Google Pay, Apple Pay et le prélèvement SEPA. Les CGU ajoutent un second prestataire, GoCardless, spécialiste du prélèvement. PayPal n’est cité nulle part.

Dans le cadre, la liste des moyens de paiement prévus par les conditions générales de vente. Page de l’éditeur. Page de l'éditeur, capture réalisée le 04/10/2026.

L’écran de paiement, lui, ne s’est jamais ouvert pour moi : la liste réelle des moyens proposés reste à vérifier. Les CGV prévoient aussi qu’en cas de rejets de paiement répétés, Freebe peut appliquer une pénalité de 25 % du montant de chaque facture impayée.

Facture avec TVA et facturation électronique ?

La facture que Freebe vous enverra pour l’abonnement, je ne l’ai pas vue, faute de compte au 04/10/2026. Les éléments publics, eux, sont en ordre : l’éditeur est une SAS française, 828 625 020 RCS Saint-Malo, dont le numéro de TVA intracommunautaire FR06828625020 figure dans ses mentions légales, et il annonce ses prix TTC, donc TVA comprise.

Dans le cadre, l’identité de l’éditeur et son numéro de TVA, tels qu’il les publie. Page de l’éditeur. Page de l'éditeur, capture réalisée le 04/10/2026.

Pour vos propres factures, Freebe est clair sur son statut : il n’est pas plateforme agréée. Son guide explique avoir fait « le choix délibéré de ne pas devenir une Plateforme Agréée » et de s’appuyer sur « une PA partenaire ». Il se présente comme « solution compatible » et annonce les factures au format Factur-X, les nouvelles mentions obligatoires, l’inscription à l’annuaire et le e-reporting, « pris en charge automatiquement ».

Dans le cadre, le choix assumé de rester solution compatible, et le logo que Freebe affiche. Page de l’éditeur. Page de l'éditeur, capture réalisée le 04/10/2026.

Le 04/10/2026, j’ai vérifié les deux listes de plateformes publiées par impots.gouv.fr : Freebe n’y figure pas, ce qui correspond à ce qu’il annonce. Le nom de la plateforme partenaire n’était ni dans le guide, ni dans les conditions générales. Il est apparu sur le blog de Freebe le 16/09/2026 : SuperPDP, une plateforme agréée immatriculée par la DGFiP, d’après ce billet. Le fonctionnement de la réforme et les dates sont dans notre guide de la facturation électronique, et la différence entre plateforme agréée et solution compatible dans notre comparatif des plateformes pour auto-entrepreneurs.

L’interface est-elle en français ?

Chaque page consultée est rédigée en français : le site, l’écran d’inscription et celui du code, les CGV, les CGU, la politique de confidentialité, les mentions légales et le guide de la facturation électronique. Capterra ne liste qu’une langue pour le produit, le français. L’écran de travail, en revanche, m’est resté fermé : sa langue n’est donc pas vérifiée.

Il n’existe plus d’application pour téléphone : Freebe s’utilise dans le navigateur. La page « App mobile » du site présente pourtant toujours une application iOS et Android, avec deux boutons de téléchargement qui menaient, le 04/10/2026, à des pages introuvables sur l’App Store et Google Play.

Support en français, à quelles heures (heure de Paris) ?

La page des tarifs promet un « support réactif par chat & email, par de vrais humains », joignable depuis l’icône bleue en bas de l’écran, une fois connecté. Le prestataire est Help Scout, d’après les CGU. Aucun horaire n’est publié, et il n’y a pas de numéro de téléphone. La page de contact répond par une plaisanterie : joignable « uniquement de 00h01 à 23h59 et seulement du lundi au dimanche ».

Les CGU précisent que l’équipe peut accéder à votre compte pour résoudre un problème, une option activée par défaut que vous pouvez couper dans vos paramètres. L’état du service est publié sur une page de disponibilité, frbe.betteruptime.com. Je n’ai pas pu poser de question au support, faute de compte ; les avis des clients sur ce point sont plus bas sur cette page.

Où sont hébergées vos données ? (RGPD)

En France et dans l’Union européenne. Les mentions légales nomment deux hébergeurs : Scaleway, en France, et Amazon Web Services, « Région EU », et concluent que les données sont « hébergées exclusivement au sein de l’Union européenne ». Les CGU disent la même chose, avec des sauvegardes chiffrées sur plusieurs sites.

Dans le cadre, les deux hébergeurs et l’engagement sur l’Union européenne. Page de l’éditeur. Page de l'éditeur, capture réalisée le 04/10/2026.

La politique de confidentialité nuance : certains sous-traitants, « ex. Stripe, Google », sont situés hors de l’Union européenne, avec des clauses contractuelles types. Elle cite encore le « Privacy Shield », un cadre de transfert vers les États-Unis qui n’est plus en vigueur depuis 2020 : le texte mériterait une mise à jour. Pour exercer vos droits, elle demande d’écrire au délégué à la protection des données avec une pièce d’identité « et une attestation de vigilance ».

Deux points à connaître avant de partir : la suppression d’un compte ne se fait que par le support, après vérification d’identité, et les données de facturation sont conservées dix ans. Sans abonnement actif, vous gardez l’accès au tableau de bord et à vos documents, pour les consulter et les télécharger, d’après l’article 9.2 des CGU.

Français natif ou traduction automatique ?

Français natif, au tutoiement. Aucune tournure ne sent la traduction : les statuts sont nommés comme l’administration les nomme, les conditions générales sont celles d’une société française, et le ton est celui d’un collègue freelance. Le « tu » est constant, du site aux écrans d’inscription. C’est un choix de marque, pas une faute, mais il ne plaira pas à tout le monde.

Il reste des coquilles : « Les Plateformes Agréée », « l’applicaton mobile », « Il y a-t-il une version mobile ? », « Met en place un mandat », « Scalway » dans la politique de confidentialité. Le menu affiche « Resources », à l’anglaise. Ces fautes trahissent un manque de relecture, pas une machine à traduire. Le comparatif de tous les outils sur ce point se trouve dans le Test Localisation France.

Voir les tarifs de Freebe

Freebe est-il fiable ?

L’éditeur, lui, est parfaitement identifiable. Freebe.me, SAS est immatriculée au RCS de Saint-Malo, son siège, son capital, son numéro de TVA et un délégué à la protection des données sont publiés. Ses CGV, CGU, mentions légales et sa politique de confidentialité portent la même date de mise à jour, le 22/09/2025.

Deux points, pourtant, m’ont fait tiquer. Le premier : les mentions légales confient les litiges aux juridictions de Saint-Malo, les CGV et les CGU à celles de Rennes. Le second : sous le bouton d’essai, la page des tarifs affiche « 4,9/5 · +500 avis », sans dire d’où viennent ces chiffres. Le même jour, Trustpilot comptait 28 avis pour une note de 4,6/5, et Capterra 10 avis pour 4,5/5. Les témoignages de la page « Avis » de Freebe sont recueillis sur son propre site.

Qu’en disent les autres utilisateurs ?

Sur Trustpilot, consulté le 04/10/2026, la note est de 4,6/5 pour 28 avis, dont 15 reçus au cours des douze derniers mois. 85 % donnent cinq étoiles, 11 % une seule. Trustpilot précise que l’entreprise n’a pas récemment invité ses clients à laisser un avis, « donc les avis ne sont peut-être pas représentatifs ». Avec si peu d’avis, je lis chacun plutôt que la moyenne.

Dans le cadre, la note de Trustpilot et l’avertissement sur la représentativité des avis. Page de Trustpilot. Les noms et les photos des auteurs sont floutés. Capture réalisée le 04/10/2026.

Les avis vont dans deux directions, et ils ne datent pas de la même époque.

  • Le positif, récent : le 01/10/2026, une utilisatrice depuis près de deux ans salue la déclaration Urssaf « pré-remplie » et les cotisations calculées dans l’outil, « un vrai confort ». Le 29/07/2026, un freelance apprécie « la transformation automatique d’un devis accepté en facture » et ajoute que « la nouvelle mise à jour est vraiment agréable ».
  • Les bugs, en 2024 : le 28/05/2024, un client décrit une numérotation attribuée dès le brouillon, qui laisse « des trous et des décalages », une synchronisation bancaire qui dérègle les rapprochements, l’absence de recherche et une déclaration Urssaf automatique « HS depuis des mois ». Le 23/04/2024, une cliente se plaint de factures « qui ne se suivent pas ».
  • Les données : le 19/04/2024, un client explique qu’il faut passer par le support pour exporter ses données en CSV. Le 29/10/2024, un autre dit avoir dû renouveler son abonnement pour récupérer ses documents, et que les liens de téléchargement des PDF s’ouvrent sans être connecté.
Dans le cadre, la part des avis négatifs et un avis du 28/05/2024 qui détaille les problèmes rencontrés. Page de Trustpilot. Le nom de l’auteur est flouté. Capture réalisée le 04/10/2026.

En croisant ces avis avec les documents de Freebe : le lien public des factures est une fonction annoncée par Freebe lui-même (« Obtiens le lien public de tes factures »), et l’export complet du compte figure aujourd’hui dans sa liste de fonctionnalités. L’accès aux documents sans abonnement est désormais écrit dans les CGU du 22/09/2025. Les avis de 2024 sont antérieurs à la « nouvelle mise à jour » évoquée en 2026 : je ne peux ni confirmer ni contredire que leurs problèmes sont réglés.

Sur Capterra, la note est de 4,5/5 pour 10 avis. Le plus récent, du 25/06/2026, parle d’un outil qui « évolue régulièrement ». Un avis du 24/11/2023 raconte que le calcul automatique de la TVA ne fonctionnait pas, et que son auteur a dû prendre un abonnement chez Indy en plus. Le Forum des Professions Libérales, qui renvoie vers Freebe par un lien partenaire, le présente comme « un outil d’organisation administrative » qui ne remplace pas un logiciel comptable. Je n’ai trouvé aucune discussion sur Freebe sur Reddit le 04/10/2026.

Ce qu’en disent les tests d’autres sites

D’autres sites ont testé Freebe ou recueilli des avis. Je les ai lus le 05/10/2026 :

  • Capterra : 4,5/5 sur 10 avis, avec 4,5/5 pour la facilité d’utilisation et 4,6/5 pour le service client. 90 % des auteurs le recommandent.
  • Comparateur e-facturation (22/02/2026) : 7,3/10, avec 9/10 pour la facilité d’utilisation mais 5/10 pour les intégrations, faute d’API publique.
  • Freelance Solution (14/05/2026), qui a testé l’essai et touche une commission : 8,5/10. Le chat lui a répondu en 4 minutes en moyenne en semaine. Il regrette l’absence de recherche globale et relève des trous de numérotation avec les brouillons.
  • Tool Advisor (mise à jour du 14/07/2026) : 94 %, avec un seul reproche, un produit qui évolue lentement. Ses prix et sa mention d’une application mobile ne sont plus à jour.
  • Appvizer : 4,4/5 sur 19 avis.

Tous s’accordent sur la simplicité, qui est le point fort de Freebe. Les reproches aussi se recoupent : peu d’intégrations, des factures peu personnalisables, une cible étroite (micro-entrepreneurs et prestataires de services). Sur Trustpilot, huit des avis à cinq étoiles sont arrivés entre le 28 et le 30/07/2026 : rien d’interdit, mais cela pèse sur la moyenne d’un profil de 28 avis.

La formule gratuite, en deux phrases

Elle n’existe pas : Freebe offre un essai de 30 jours, complet et sans carte bancaire, qui démarre à l’ajout de votre entreprise, puis il faut payer. Si vous cherchez un outil gratuit dans la durée, comparez avec les logiciels de devis et factures gratuits pour auto-entrepreneurs.

Pour qui est Freebe, et pour qui il ne l’est pas

Freebe a du sens si :

  • vous êtes micro-entrepreneur avec un SIRET actif et voulez facturer, suivre vos encaissements et déclarer à l’Urssaf au même endroit, pour 150 € TTC par an ;
  • vous facturez au temps passé et voulez un chronomètre relié à vos factures ;
  • vous préférez une formule unique à des paliers de fonctionnalités.

Passez votre chemin si :

  • votre entreprise est en cours d’immatriculation ou n’est pas immatriculée en France ;
  • vous voulez une formule gratuite durable ;
  • vous tenez à une application mobile ;
  • vous êtes une société et attendez une comptabilité complète : à 54 € TTC par mois, Freebe reste un outil de facturation.

Verdict : Freebe en 2026

6,1 sur 10, avec réserves, note provisoire. Ce que les documents et les tests publiés montrent est cohérent : un éditeur breton identifié depuis 2018, un prix public par statut, un essai sans carte, des données en France et dans l’Union européenne, une conformité à la réforme assurée par une plateforme partenaire. Ses utilisateurs le trouvent simple. Ce qui retient la note : pas de formule gratuite, une liste de fonctions courte dès qu’on sort de la micro-entreprise, et peu d’avis pour juger de la fiabilité.

Ce que je n’ai pas pu constater moi-même, c’est l’essentiel pour un outil qui numérote vos factures et déclare votre chiffre d’affaires : la fiabilité de la numérotation et de la synchronisation bancaire, mises en cause en 2024, et la qualité de l’interface. Les 30 jours d’essai servent à cela : créez un devis, transformez-le en facture, branchez votre banque et posez une vraie question au support.

Si un accès à l’outil devient possible, je testerai Freebe moi-même et recalculerai la note, avec des captures prises dans le produit.

Voir le site de Freebe

Questions fréquentes

Freebe est-il gratuit ?

Non. Freebe n’a pas de formule gratuite, seulement un essai de 30 jours, sans carte bancaire et avec toutes les fonctionnalités. Il commence quand vous ajoutez votre entreprise, avec un SIRET valide. Ensuite, une micro-entreprise paie 15 € TTC par mois, ou 150 € TTC par an. Prix vérifiés le 04/10/2026 sur le site de Freebe.

Combien coûte Freebe par mois ?

Le prix dépend du statut, pas des fonctionnalités. Au mois : 15 € TTC pour une micro-entreprise, 20 € TTC pour un GIE, 30 € TTC (25 € HT) pour une EI, 54 € TTC (45 € HT) pour une SAS, SASU, SARL ou EURL. En paiement annuel, la micro-entreprise revient à 12,50 € TTC par mois. Prix vérifiés le 04/10/2026 sur le site de Freebe.

Peut-on utiliser Freebe sans SIRET ?

Non. La page des tarifs le dit : « Il n’est malheureusement pas possible d’utiliser Freebe si ta micro-entreprise est toujours en cours d’immatriculation. » Les conditions générales précisent que le SIRET est vérifié auprès de la base SIRENE, et que l’essai démarre à l’ajout de l’entreprise. Une entreprise de Belgique, de Suisse ou du Québec ne peut donc pas l’utiliser.

Freebe est-il une plateforme agréée pour la facturation électronique ?

Non, et Freebe le dit lui-même : c’est une « solution compatible », reliée à une plateforme agréée partenaire qui transmet vos factures. Depuis le 16/09/2026, son blog la nomme : SuperPDP. Le 04/10/2026, Freebe n’apparaissait dans aucune des deux listes de plateformes publiées par impots.gouv.fr, ce qui est cohérent avec ce statut.

Freebe a-t-il une application mobile ?

Plus maintenant. La page des tarifs indique que « l’application mobile n’est plus disponible depuis 2023 » et que Freebe s’utilise sur le navigateur du téléphone. Le 04/10/2026, les liens vers l’App Store et Google Play encore présents sur le site de Freebe menaient à des pages introuvables.

Peut-on résilier Freebe à tout moment ?

Oui, depuis les paramètres du compte, d’après les conditions générales du 22/09/2025. La résiliation prend effet à la fin de la période payée, sans remboursement au prorata. Les formules de deux et trois ans prévues par les CGV ne sont jamais remboursées. Sans abonnement, vous gardez l’accès à vos documents pour les consulter et les télécharger.

Où Freebe héberge-t-il les données ?

Chez Scaleway, en France, et chez Amazon Web Services, dans la région Union européenne, d’après ses mentions légales. Certains prestataires, comme Stripe et Google, sont situés hors de l’Union européenne selon sa politique de confidentialité.

Comment nous évaluons

Ce dossier date du 04/10/2026 et a été monté sans accès au produit. J’ai rempli le formulaire d’inscription de Freebe jusqu’à l’écran du code envoyé par e-mail, qui n’est pas arrivé. L’étape suivante, l’ajout de l’entreprise, exige un SIRET que je n’ai pas.

Chaque source est publique, et je l’ai consultée ce jour-là : la page des tarifs pour les quatre statuts et les trois périodes, la page des fonctionnalités, les CGV, les CGU, la politique de confidentialité et les mentions légales du 22/09/2025, le guide Factur-X de Freebe, les deux listes de plateformes d’impots.gouv.fr, les pages de Freebe sur Trustpilot et Capterra, la fiche du Forum des Professions Libérales. Les captures viennent du site de l’éditeur, de mon parcours d’inscription et de Trustpilot.

Restent hors de portée, faute de compte : le tableau de bord, la création d’un devis et d’une facture, la synchronisation bancaire, l’écran de paiement, la facture de l’abonnement et un échange avec le support. Les montants HT d’une micro-entreprise sont notre calcul à partir des prix TTC. La grille de notation complète est publiée dans la méthodologie.